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Le ROAS e-commerce a chuté en 2025 : pourquoi, et comment rester rentable

Par Florian Borel Garin · Expert Google Ads depuis 2018 · Lecture ~6 min

Si vous avez l'impression que vos campagnes Google Ads « rapportent moins » qu'avant, ce n'est pas une impression. Les données 2025 le confirment : le retour sur investissement publicitaire moyen en e-commerce s'est effondré. La bonne nouvelle ? Ceux qui changent de logique au bon moment prennent une longueur d'avance énorme.

2,87 : 1

ROAS moyen des campagnes Google Ads e-commerce en 2025 — contre une référence historique autour de 3,68 : 1.

Les chiffres qui doivent vous alerter

Les analyses 2025 portant sur des milliers de comptes e-commerce dressent un constat clair :

Autrement dit : on paie plus cher le clic, on convertit moins, et on récupère moins de chiffre d'affaires par euro investi. Le « pilote automatique » qui fonctionnait il y a deux ans ne suffit plus.

Pourquoi le ROAS baisse

Plusieurs forces se cumulent :

Le piège : continuer à viser le chiffre d'affaires

Le ROAS mesure le chiffre d'affaires, pas le bénéfice. Or, deux produits avec le même ROAS peuvent avoir une rentabilité radicalement opposée selon leur marge.

Un ROAS de 3 peut être très rentable… ou vous faire perdre de l'argent sur chaque vente.

Exemple concret. Vous vendez un produit 100 € avec 30 € de marge brute (70 € de coût). À un ROAS de 3, vous dépensez 33 € de publicité pour générer ces 100 €. Le calcul :

Avec un ROAS moyen de marché à 2,87, une part énorme des boutiques perd de l'argent sans le savoir. C'est tout le problème de piloter au chiffre d'affaires.

La solution : piloter au POAS, pas au ROAS

Le POAS (Profit On Ad Spend) intègre vos vraies marges produit dans l'optimisation. Au lieu de demander à Google de générer du chiffre d'affaires, on lui demande de générer du profit.

Concrètement, on transmet à Google la valeur de marge de chaque vente (et non le prix de vente). L'algorithme apprend alors à :

Le résultat est souvent contre-intuitif : le chiffre d'affaires peut légèrement baisser… pendant que le bénéfice, lui, augmente nettement. C'est exactement l'objectif.

Où mettre votre budget : Search vs Performance Max

Avec un Search à 5,17 : 1 et une PMax à 2,57 : 1, la hiérarchie est claire quand le budget est limité : on sécurise d'abord la demande chaude sur le Search (intention d'achat élevée), puis on alimente une PMax structurée (winners isolés, signaux d'audience, POAS) une fois les données de conversion solides. Une PMax lâchée sans structure, c'est le meilleur moyen de nourrir la moyenne à 2,57.

Scaling de qualité, pas fuite en avant

Dans un marché qui se durcit, la pire réaction est d'augmenter le budget en espérant « compenser ». Sans changer de logique, vous ne faites qu'accélérer la perte. La bonne réponse : un scaling de qualité — chaque euro supplémentaire ne part que là où il génère du profit mesuré. C'est plus exigeant, mais c'est la seule façon de croître durablement aujourd'hui.

Passez d'un scaling subi à un scaling de qualité

Mettre en place le POAS, structurer PMax, isoler vos winners : ça demande de l'expertise et la bonne techno (API Google Ads + IA). C'est exactement ce que je fais pour mes clients — Thermojacket (×3 de CA en Q4), Bodysport (ventes explosées grâce à l'IA), +12 000 € de bénéfice pour une boutique FR. Pas du volume à tout prix : du profit mesuré.

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Sources : Upcounting — Average eCommerce ROAS 2025 · Triple Whale — Google Ads Benchmarks · WebFX — ROAS Benchmarks. Données 2025-2026, à titre indicatif.